Chapitre 1 – Conséquences d’une faible inclusion dans les écoles d’EFP
Le manque d’inclusion dans les écoles professionnelles peut avoir des conséquences négatives importantes pour les apprenants, les enseignants et l’environnement éducatif dans son ensemble. Ces conséquences peuvent être classées en deux catégories : une baisse des résultats scolaires, une détresse psychologique élevée, un fonctionnement relationnel négatif, une diminution des compétences sociales et civiques et un renforcement des inégalités systémiques.
Les recherches indiquent que les élèves issus de groupes marginalisés obtiennent souvent de moins bons résultats scolaires dans des environnements où ils se sentent exclus ou discriminés. Les écoles inclusives favorisent un sentiment d’appartenance, associé à de meilleurs résultats scolaires (Walton et Cohen, 2011). Un manque d’inclusion peut perpétuer les écarts de réussite et limiter les opportunités pour les élèves issus de milieux défavorisés.
L’exclusion et la discrimination à l’école peuvent entraîner une augmentation de l’anxiété, de la dépression et une faible estime de soi chez les apprenants. L’absence de pratiques inclusives aggrave souvent ces problèmes, en particulier pour les apprenants en situation de handicap, les apprenants LGBTQIA+ ou ceux issus de minorités ethniques (Crosnoe, 2011). Par conséquent, la détresse psychologique peut entraver le bien-être émotionnel et le développement social, impactant encore davantage la réussite globale des apprenants de l’EFP.
Les écoles manquant d’inclusion sont plus susceptibles de créer des environnements hostiles, notamment le harcèlement scolaire, l’ostracisme et les conflits entre pairs (Swearer et al., 2010). Un climat scolaire hostile compromet la sécurité des apprenants de l’EFP et leur capacité à s’engager efficacement dans l’apprentissage.
Les écoles professionnelles jouent un rôle essentiel dans la préparation des apprenants à participer à des sociétés diversifiées. Le manque d’inclusion empêche les apprenants d’interagir avec des pairs d’horizons différents, limitant ainsi le développement de l’empathie, des compétences culturelles et des compétences collaboratives (Banks, 2016). Les apprenants de l’EFP peuvent obtenir leur diplôme sans les compétences nécessaires pour s’épanouir dans des environnements multiculturels, ce qui impacte leurs futures interactions professionnelles et sociales.
Les écoles qui ne sont pas inclusives perpétuent souvent des inégalités systémiques, telles que les disparités raciales, socioéconomiques et de genre. Ces inégalités peuvent façonner le parcours des apprenants vers l’âge adulte, influençant leurs perspectives de carrière, leurs revenus et leur mobilité sociale (Ladson-Billings, 1995). Le manque d’inclusion renforce les inégalités sociales, rendant difficile la réalisation d’objectifs plus larges de justice sociale.
