Annexe 1 – Ressources supplémentaires

Quelques supports externes que vous pouvez visionner pour développer vos connaissances et compétences développées dans ce module :

  1. Pourquoi les écoles sont-elles plus ségréguées aujourd’hui que dans les années 1980 ? https://www.ted.com/talks/sonia_park_why_are_schools_more_segregated_now_than_in_the_1980s?subtitle=en
  2. Nous avons besoin de dirigeants qui défendent avec audace l’inclusion https://www.ted.com/talks/june_sarpong_we_need_leaders_who_boldly_champion_inclusion
  3. Le programme d’inclusion dans les écoles https://www.ase.org.uk/inclusion-in-schools-programme

Résumé

Dans ce micro-cours, vous avez découvert les conséquences du manque d’inclusion et les principaux signaux d’alerte pouvant indiquer des problèmes d’inclusion dans votre classe et votre établissement. N’oubliez pas que les problèmes d’inclusion peuvent entraîner une augmentation de l’absentéisme et du décrochage scolaire, un isolement social, des disparités de résultats scolaires, des changements de comportement, un manque de diversité dans les postes de leadership et des signalements d’incidents discriminatoires. Il vous appartient d’interpréter rapidement et efficacement les signaux émis par les apprenants de l’EFP concernant les problèmes d’inclusion. Plus tôt vous les détecterez et agirez de manière appropriée, plus vos apprenants auront de chances de subir des conséquences négatives.

Connexions aux autres modules

Vous pouvez approfondir ces questions dans le module :

1:Comprendre l’éducation inclusive dans l’EFP

Exercice d’autoréflexion 1 – Réfléchissez à

Réfléchissez à des situations spécifiques dans votre établissement.

Connaissez-vous des élèves de l’EFP chez qui vous remarquez des signes avant-coureurs de problèmes d’inclusion ?

Notez leurs noms et prénoms. Réfléchissez à ce que vous pouvez faire et à qui les contacter pour les aider.

Chapitre 2 – Identifier les signes avant-coureurs de problèmes d’inclusion dans les écoles professionnelles

Les enseignants doivent être vigilants face à plusieurs signes avant-coureurs de problèmes d’inclusion, tels que le harcèlement scolaire, la discrimination, l’isolement social et le décrochage scolaire (Mezzanotte et Calvel, 2023). Les principaux indicateurs de manque d’inclusion à l’école sont :

Chapitre 1 – Conséquences d’une faible inclusion dans les écoles d’EFP

Le manque d’inclusion dans les écoles professionnelles peut avoir des conséquences négatives importantes pour les apprenants, les enseignants et l’environnement éducatif dans son ensemble. Ces conséquences peuvent être classées en deux catégories : une baisse des résultats scolaires, une détresse psychologique élevée, un fonctionnement relationnel négatif, une diminution des compétences sociales et civiques et un renforcement des inégalités systémiques.

Les recherches indiquent que les élèves issus de groupes marginalisés obtiennent souvent de moins bons résultats scolaires dans des environnements où ils se sentent exclus ou discriminés. Les écoles inclusives favorisent un sentiment d’appartenance, associé à de meilleurs résultats scolaires (Walton et Cohen, 2011). Un manque d’inclusion peut perpétuer les écarts de réussite et limiter les opportunités pour les élèves issus de milieux défavorisés.

L’exclusion et la discrimination à l’école peuvent entraîner une augmentation de l’anxiété, de la dépression et une faible estime de soi chez les apprenants. L’absence de pratiques inclusives aggrave souvent ces problèmes, en particulier pour les apprenants en situation de handicap, les apprenants LGBTQIA+ ou ceux issus de minorités ethniques (Crosnoe, 2011). Par conséquent, la détresse psychologique peut entraver le bien-être émotionnel et le développement social, impactant encore davantage la réussite globale des apprenants de l’EFP.

Les écoles manquant d’inclusion sont plus susceptibles de créer des environnements hostiles, notamment le harcèlement scolaire, l’ostracisme et les conflits entre pairs (Swearer et al., 2010). Un climat scolaire hostile compromet la sécurité des apprenants de l’EFP et leur capacité à s’engager efficacement dans l’apprentissage.

Les écoles professionnelles jouent un rôle essentiel dans la préparation des apprenants à participer à des sociétés diversifiées. Le manque d’inclusion empêche les apprenants d’interagir avec des pairs d’horizons différents, limitant ainsi le développement de l’empathie, des compétences culturelles et des compétences collaboratives (Banks, 2016). Les apprenants de l’EFP peuvent obtenir leur diplôme sans les compétences nécessaires pour s’épanouir dans des environnements multiculturels, ce qui impacte leurs futures interactions professionnelles et sociales.

Les écoles qui ne sont pas inclusives perpétuent souvent des inégalités systémiques, telles que les disparités raciales, socioéconomiques et de genre. Ces inégalités peuvent façonner le parcours des apprenants vers l’âge adulte, influençant leurs perspectives de carrière, leurs revenus et leur mobilité sociale (Ladson-Billings, 1995). Le manque d’inclusion renforce les inégalités sociales, rendant difficile la réalisation d’objectifs plus larges de justice sociale.

Annexe 1 – Facteurs de sous-représentation

Veuillez trouver ci-dessous les principaux facteurs contribuant à la sous-représentation et à l’exclusion dans les systèmes d’EFP.

Résumé

Dans ce micro-cours, vous avez découvert les différentes approches de la diversité au sein de l’EFP en termes d’inclusion et d’exclusion des apprenants sous-représentés. Vous avez également exploré différentes catégories d’apprenants sous-représentés, en comprenant leurs différences, mais aussi les limites des systèmes de catégorisation face à l’intersectionnalité et aux besoins spécifiques de chaque individu. Enfin, vous pouvez consulter les principaux facteurs contribuant à la sous-représentation et à l’exclusion dans les systèmes d’EFP dans l’annexe ci-dessous.

Connexions aux autres modules

Vous pouvez approfondir ces questions dans les modules :

2: Signaux d’alerte de problèmes d’inclusion dans la classe et à l’école

3: Comprendre l’engagement des apprenants dans l’EFP

4: Le sentiment d’appartenance des apprenants

Exercice d’autoréflexion 1 – De l’analyse à l’action

Choisissez un facteur de sous-représentation dans l’annexe (par exemple, les barrières sociales).

Identifiez un exemple d’apprenant sous-représenté (par exemple, un apprenant issu de l’immigration) – voir chapitre 2.

Réfléchissez à une action que vous pourriez entreprendre pour l’impliquer et/ou le soutenir dans votre rôle (par exemple, une journée scolaire pour que des groupes d’élèves découvrent différentes cultures et langues ; ou un « kit de bienvenue » créé par les élèves pour accueillir les nouveaux élèves étrangers à l’école).

Remplissez le tableau ci-dessous avec vos réponses.

Chapitre 2 – Types d’apprenants sous-représentés dans l’EFP

L’OCDE propose une catégorisation tripartite des apprenants présentant un potentiel d’exclusion en fonction des causes perçues de difficulté à atteindre une capacité d’apprentissage fonctionnelle :

  • « Déficiences » : handicaps ou déficiences liés à des problèmes sensoriels, moteurs ou neurologiques selon des critères médicaux standards
  • « Difficultés » : problèmes survenant dans l’interaction entre l’élève et le contexte éducatif, tels que des troubles du comportement ou émotionnels, ou des difficultés particulières d’apprentissage
  • « Désavantages » : désavantages liés à des facteurs socio-économiques, culturels et/ou linguistiques (OCDE, 2008).

Au sein de chacune de ces catégories, différents types d’apprenants sous-représentés peuvent être identifiés. La plupart des apprenants en situation de handicap sont souvent regroupés dans la catégorie des besoins éducatifs spéciaux. Cela comprend généralement :

Il existe cependant d’autres groupes sous-représentés qui ne sont pas couverts par la catégorisation besoins éducatifs spéciaux :

Maintenant, il est important que vous vous rappeliez que :

  • la définition des « apprenants sous-représentés » dépend du contexte et varie selon le pays, l’établissement et le domaine d’études ;
  • la liste des groupes sous-représentés n’est pas exhaustive et peut différer selon les systèmes de classification ;
  • chaque groupe et chaque individu est confronté à des défis et à des besoins uniques qui peuvent ne pas correspondre à ces descriptions générales ;
  • les individus peuvent appartenir à plusieurs groupes simultanément, faire l’expérience de l’intersectionnalité et de multiples formes d’exclusion ;
  • la distinction entre les apprenants « traditionnels » et « sous-représentés » peut être floue, car les individus peuvent présenter des caractéristiques des deux ;
  • Le statut d’un apprenant en tant que « courant dominant », « vulnérable » ou « sous-représenté » peut changer au fil du temps et en raison de circonstances personnelles (KIC et OIC, 2023).

Chapitre 1 – Inclusion et enseignement professionnel inclusif

Les environnements européens d’EFP présentent une grande diversité, principalement en raison d’une population d’apprenants composée d’individus issus de milieux défavorisés. Cette situation est influencée par la perception négative de l’enseignement professionnel, perçu comme une solution de repli pour ceux qui rencontrent des difficultés scolaires (Jeon, 2019). De plus, la variété des diplômes d’EFP contribue à cette diversité, englobant des différences d’âge, d’origine ethnique, de sexe, d’origine nationale, de compétences, de religion, de langue, d’orientation sexuelle, de statut socio-économique et de conditions de vie.

Cependant, bien que nécessaire, la diversité à elle seule ne garantit pas automatiquement une inclusion complète et significative (KIC et OIC, 2023). La diversité n’exclut pas l’exclusion sociale et il existe plusieurs types de systèmes d’EFP à cet égard :

(GIZ, 2020)

Une inclusion significative ne se résume pas à une simple présence dans un même environnement. Il faut permettre à tous de bénéficier d’une éducation de qualité et d’atteindre leur plein potentiel. Vous et votre établissement devez vous adapter aux divers besoins des apprenants plutôt que de les contraindre à se conformer (UNESCO, 2020). Un système d’EFP inclusif va au-delà de la simple intégration : il valorise la diversité, répond aux besoins de chacun, rejette la stigmatisation des groupes vulnérables et privilégie leurs droits et leur inclusion (KIC et OIC, 2023).